
La septième proposition consiste à intégrer pleinement, dans la formation initiale et continue des professionnels de la pédopsychiatrie, la dimension culturelle et anthropologique de la souffrance psychique de l’enfant rappelée dans la première partie. Cela suppose de développer l’enseignement de la clinique transculturelle dans les cursus de pédopsychiatrie, de psychologie et de travail social, de soutenir les dispositifs de médiation interculturelle dans les services accueillant des familles migrantes, et de former les professionnels à repérer, dans le contexte contemporain de l’enfance, l’incidence des transformations familiales, de l’exposition aux écrans et aux réseaux sociaux, et des inégalités sociales sur la santé mentale des enfants, sans réduire ces phénomènes à une explication univoque et sans céder pour autant à un discours de panique morale à leur endroit.